Faune d'Ilha Grande
CHAPITRE 03 · 84 ESPÈCES

La faune

Pas la liste de tout ce qui existe : la liste de ce que vous verrez vraiment, et où regarder.

COMMENT LIRE CETTE LISTE
VOUS LE VERREZ FRÉQUENT AVEC DE LA CHANCE TRÈS RARE
DEPUIS LA POUSADA TOUT PRÈS — le premier se voit depuis la pousada ; le second, au village, au quai ou sur le sentier d'à côté.

Celles marquées ◉ Photo prise ici viennent de l'île : signées Hans Bustos, guide local, et de la maison. Les autres sont des références de l'espèce. Personne ne garantit un animal sauvage : voici ce qu'on voit souvent, avec saison et lieu. Ne les nourrissez pas — ni les singes, ni le gambá, ni la saracura.

Gecko domestique
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Gecko domestique

Hemidactylus mabouia
Le mur de votre chambre, près de la lumière du couloir.
La nuit, dès que les lumières s'allument.

La meilleure colocataire que vous aurez ici : elle mange les moustiques qui vous visaient.

◉ Photo prise ici · Pousada Costa Verde
Chauve-souris frugivore
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Chauve-souris frugivore

Artibeus lituratus
Traversant le ciel du village au crépuscule, surtout près des arbres fruitiers.
Les vingt premières minutes après le coucher du soleil.

Ilha Grande compte 37 espèces de chauves-souris et est devenue en 2025 une aire internationale pour leur conservation. Presque toutes mangent des fruits et replantent la forêt.

Râle de Cayenne
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Râle de Cayenne

Aramides cajaneus
Marchant dans les jardins et le long des ruisseaux du village, sans se presser.
À l'aube et au crépuscule, quand elle chante en duo avec son partenaire.

C'est elle qui règne sur le village : pattes rouges, poitrine cannelle, et ce chant « três-potes, pot-pot-pot » que vous entendrez chaque jour sans savoir qui c'était. Presque toutes ses cousines se cachent en forêt ; celle-ci a choisi de vivre parmi nous.

Tyran quiquivi
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Tyran quiquivi

Pitangus sulphuratus
N'importe quel fil, poteau ou branche du village.
Toute la journée — et c'est lui qui vous réveille.

Il crie son propre nom : « bem-te-vi ». Poitrine jaune, masque noir. L'oiseau le plus brésilien qui soit.

Urubu noir
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Urubu noir

Coragyps atratus
Tournoyant au-dessus du village et posé sur les toits et le quai.

Il plane des heures sans battre d'aile, porté par l'air chaud. C'est le service de nettoyage de la plage.

◉ Photo prise ici · Pousada Costa Verde
Cormoran vigua
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Cormoran vigua

Nannopterum brasilianum
Sur les rochers du quai, ailes déployées au soleil.

Il déploie les ailes car ses plumes ne sont pas imperméables : il se mouille pour peser plus et mieux plonger, puis doit sécher.

Bruant chingolo
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Bruant chingolo

Zonotrichia capensis
Sautillant au sol des jardins et sur les trottoirs.

Petite huppe grise rayée et collier roux. Il chante différemment selon la région : il a un accent.

Tangara des palmiers
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Tangara des palmiers

Thraupis palmarum
Dans les palmiers et tout arbre à fruits mûrs.

Toujours en couple, ils partagent souvent la branche avec leur cousin bleuté, le tangara sayaca.

Colombe rousse
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Colombe rousse

Columbina talpacoti
Marchant au sol, picorant entre les tables.

Elle niche presque toute l'année : jusqu'à six couvées. D'où sa présence constante au sol.

Sergent-major
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Sergent-major

Abudefduf saxatilis
N'importe quel rocher en snorkeling : Lagoa Azul, Botinas, le bout de la plage.

Le poisson le plus abondant de la baie et le plus effronté : il vient regarder dans votre masque.

Banc de sardines
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Banc de sardines

Sardinella brasiliensis
Depuis le quai d'Abraão, en regardant droit dans l'eau.

Cette tache sombre qui bouge comme un seul animal, ce sont des milliers. Tout le reste les suit.

Oursin
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Oursin

Echinometra lucunter
Chaque rocher immergé de l'île, y compris au bord de la plage.

La bête qui envoie le plus de touristes à l'infirmerie. Ne prenez jamais appui à main nue sur un rocher.

⚠ Chaussures d'eau sur les rochers. Si une épine pénètre, allez à l'infirmerie.
Frégate superbe
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Frégate superbe

Fregata magnificens
Très haut au-dessus de la baie et du quai, silhouette en M.

Ici tout le monde l'appelle « albatroz » et des pensions portent même ce nom, mais c'est une frégate : deux mètres cinquante d'envergure, incapable de se poser sur l'eau sans se noyer, et elle vole le poisson des autres oiseaux en plein vol. L'histoire complète, plus bas.

Hirondelle bleu et blanc
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Hirondelle bleu et blanc

Pygochelidon cyanoleuca
Volant bas au-dessus de l'eau de la baie et le long des fils.
Au crépuscule, quand sortent les insectes.

Elle mange en plein vol, sans s'arrêter. Ce ballet au-dessus de l'eau avant le dîner, c'est son heure de travail.

Opossum à oreilles noires
FRÉQUENT DEPUIS LA POUSADA

Opossum à oreilles noires

Didelphis aurita
La nuit, sur les toits et près des poubelles du village.
Après minuit, quand le village se tait.

Ni rat ni mouffette : c'est un marsupial, cousin du kangourou, qui porte ses petits dans une poche. Effrayé, il fait le mort.

◉ Photo prise ici · Pousada Costa Verde
⚠ Fermez le sac poubelle et ne laissez pas de nourriture. Un opossum habitué finit mal.
Hurleur roux
FRÉQUENT DEPUIS LA POUSADA

Hurleur roux

Alouatta guariba clamitans
Cimes des arbres sur les sentiers et en lisière du village. On l'entend bien avant de le voir.
À l'aube et avant la pluie : c'est là qu'il rugit.

Ce rugissement qui semble venir d'une bête énorme sort d'un singe de six kilos, et porte à plus d'un kilomètre.

Téju
FRÉQUENT DEPUIS LA POUSADA

Téju

Salvator merianae
Bords de sentier et arrière-cours, au soleil de midi.
Les jours de soleil. En hiver, il sort à peine.

Il peut dépasser un mètre cinquante et marche comme un petit dinosaure, mais il est timide : fixez-le et il s'en va.

Morpho bleu
FRÉQUENT DEPUIS LA POUSADA

Morpho bleu

Morpho helenor
Traversant le jardin et les sentiers ombragés, de ce vol qui semble tomber.
Printemps et début d'été, par temps ensoleillé.

Ce bleu n'est pas un pigment : les écailles de l'aile sont de minuscules miroirs qui brisent la lumière. D'où ces éclats selon l'angle — et pourquoi, ailes fermées, elle est brune et disparaît.

Ouistiti
FRÉQUENT DEPUIS LA POUSADA

Ouistiti

Callithrix jacchus / penicillata
À la porte de la pousada : ils arrivent par les lignes électriques d'en face et descendent dans le jaquier.
Environ une fois par semaine, sans jour fixe — mais s'ils viennent lundi, ils reviennent mardi.

De la taille d'un écureuil, avec des touffes aux oreilles et une très longue queue qui ne sert pas à s'accrocher, seulement à l'équilibre. Pas d'ici : deux espèces amenées d'autres régions du Brésil, et cette histoire — avec les petits sur le dos — est plus bas.

◉ Photo prise ici · Pousada Costa Verde
⚠ Ne les nourrissez pas, même s'ils s'approchent. Ils deviennent dépendants, entrent dans les maisons et se battent entre groupes.
Bihoreau gris
FRÉQUENT DEPUIS LA POUSADA

Bihoreau gris

Nycticorax nycticorax
Ramassé et immobile sur la rive ou un poteau du quai. On dirait un manchot gris aux yeux rouges.
Il se réveille au crépuscule : il pêche la nuit et dort le jour.

En portugais on l'appelle <em>socó-dorminhoco</em>, le héron dormeur, car il passe la journée à dormir debout, le bec posé sur la poitrine. Les yeux rouges sont bien réels.

Pigeon picazuro
FRÉQUENT DEPUIS LA POUSADA

Pigeon picazuro

Patagioenas picazuro
Grands arbres et toits du village ; elle niche dans les cours.

Le gros pigeon gris vineux à la nuque écaillée qui brille au soleil. Il n'est arrivé à Ilha Grande qu'en 2013 : un nouveau venu déjà installé.

Colibri hirondelle
FRÉQUENT DEPUIS LA POUSADA

Colibri hirondelle

Eupetomena macroura
Toute fleur du jardin, surtout les bougainvillées.
Tôt le matin.

Il bat des ailes environ 50 fois par seconde et son cœur dépasse mille battements par minute. Bleu et vert, à queue en ciseaux.

Colibri demi-deuil
FRÉQUENT DEPUIS LA POUSADA

Colibri demi-deuil

Florisuga fusca
Les mêmes fleurs que le colibri hirondelle, mais il reste plus longtemps et fait la loi.

Tout noir à queue blanche, et grand pour un colibri — celui qui semble « d'une autre taille ». Il chante si aigu qu'une bonne part de son chant dépasse ce que l'oreille humaine perçoit.

Toui tirica
FRÉQUENT DEPUIS LA POUSADA

Toui tirica

Brotogeris tirica
En bande bruyante au-dessus des palmiers du village.
Au crépuscule, quand ils rentrent tous dormir ensemble.

Il ne vit que dans la Mata Atlântica. Vous les entendrez avant de les voir : en ligne droite et à plein volume.

Dauphin de Guyane
FRÉQUENT TOUT PRÈS

Dauphin de Guyane

Sotalia guianensis
Lors des sorties en bateau, et parfois depuis le quai au petit matin.
Toute l'année, surtout à l'aube et par mer d'huile.

Le dauphin de baie par excellence. Les chercheurs les identifient un à un par l'aileron, comme une empreinte.

Rainette forgeronne
FRÉQUENT TOUT PRÈS

Rainette forgeronne

Boana faber
Près de toute flaque ou ruisseau du village, et parfois dans la douche.
Les nuits de pluie d'été sont un vacarme.

Nommée pour son chant, qui sonne comme un marteau sur du métal. Le mâle construit un petit bassin de boue pour les œufs.

Néphile dorée
FRÉQUENT TOUT PRÈS

Néphile dorée

Trichonephila clavipes
Dans sa toile, tendue entre deux arbres à hauteur de visage sur le sentier.

La soie est littéralement dorée et brille au soleil. Elle est plus résistante que l'acier à épaisseur égale ; des toiles de plus d'un mètre peuvent arrêter un petit oiseau. La grande araignée est la femelle : le mâle est minuscule et vit dans un coin de sa toile.

◉ Photo prise ici · Hans Bustos
Tangara du Brésil
FRÉQUENT TOUT PRÈS

Tangara du Brésil

Ramphocelus bresilius
Buissons des jardins et lisières. Impossible à manquer.

Le mâle est d'un rouge impossible, presque électrique, aux ailes noires. Il n'existe que dans la Mata Atlântica — nulle part ailleurs.

Fou brun
FRÉQUENT TOUT PRÈS

Fou brun

Sula leucogaster
Au-dessus de la baie et posé sur les rochers des îles du large.

Quand il repère un poisson, il plonge de vingt mètres et entre dans l'eau comme une flèche. Cela vaut la peine d'attendre.

Grande aigrette
FRÉQUENT TOUT PRÈS

Grande aigrette

Ardea alba
Sur le rivage et dans la mangrove, immobile en eau peu profonde.
À marée basse, tôt ou en fin de journée.

Elle peut rester immobile dix minutes entières, puis frapper en un dixième de seconde.

Vanneau téro
FRÉQUENT TOUT PRÈS

Vanneau téro

Vanellus chilensis
Terrains ouverts et herbe : le terrain de foot du village est chez lui.

L'alarme du quartier : il crie avant tout le monde et fonce sur qui approche du nid. Il cache un éperon dans l'aile.

Fournier roux
FRÉQUENT TOUT PRÈS

Fournier roux

Furnarius rufus
Marchant au sol du jardin — et son nid sur n'importe quel poteau.

Il construit ce nid de boue en forme de four, avec deux chambres et un couloir courbe pour que rien n'entre. Le couple y met des mois.

Ani à bec lisse
FRÉQUENT TOUT PRÈS

Ani à bec lisse

Crotophaga ani
En groupe, sur les buissons et clôtures des zones ouvertes.

Tout noir, avec un bec haut et courbe étrange. Plusieurs femelles pondent dans un même nid et élèvent ensemble.

Goéland dominicain
FRÉQUENT TOUT PRÈS

Goéland dominicain

Larus dominicanus
Sur le quai et les rochers, attendant qu'on vide du poisson.

Il lui faut quatre ans pour porter l'habit noir et blanc d'adulte ; les jeunes sont bruns et semblent d'une autre espèce.

Tortue verte
FRÉQUENT

Tortue verte

Chelonia mydas
En snorkeling à Lagoa Azul et le long des côtes rocheuses des sorties.
Toute l'année. Les juvéniles vivent ici, ils ne font pas que passer.

L'île n'est pas un site de ponte : ce sont des adolescentes qui restent des années à brouter les algues.

⚠ Ne la touchez pas et ne la poursuivez pas : elle doit remonter respirer tranquillement.
Étoile de mer
FRÉQUENT

Étoile de mer

Oreaster reticulatus
Fonds de sable et d'herbiers à Lagoa Azul et aux Botinas.

Elle digère en sortant son estomac hors du corps, sur sa nourriture, puis le rentre.

⚠ La sortir de l'eau pour la photo la tue. Regardez-la sous l'eau.
Poisson-ange français
FRÉQUENT

Poisson-ange français

Pomacanthus paru
Côtes rocheuses, presque toujours en couple.

Ils s'apparient pour la vie et patrouillent ensemble le même rocher. Si vous en voyez un, cherchez l'autre.

Poisson-perroquet
FRÉQUENT

Poisson-perroquet

Sparisoma frondosum
Rochers couverts d'algues, à chaque arrêt snorkeling.

Il mord la roche pour manger l'algue et recrache le reste en sable. Une bonne part du sable blanc de l'île est passée par un de ces poissons.

Poisson-globe
FRÉQUENT

Poisson-globe

Sphoeroides spengleri
Eaux peu profondes et sableuses, immobile près du fond.

Il ne se gonfle que s'il a vraiment peur, et cela lui coûte cher : ne le poursuivez pas pour voir.

Demoiselle
FRÉQUENT

Demoiselle

Stegastes fuscus
Rochers peu profonds, toujours au même mètre carré.

Elle cultive son propre jardin d'algues et chasse tout intrus, vous compris.

Baleine à bosse
FRÉQUENT

Baleine à bosse

Megaptera novaeangliae
Au large. Par temps calme, on aperçoit parfois le souffle depuis la côte.
Il y a une saison chaque année : juillet-août au pic, la fenêtre va de mai à novembre. Si vous venez à cette période, demandez à la réception ce qu'il en est.

Elles viennent s'accoupler et mettre bas en eaux chaudes après s'être nourries tout l'été en Antarctique, et passent devant l'île en chemin. En saison, Instagram déborde de vidéos prises ici : c'est l'une des rares choses visibles depuis la côte par temps calme.

Sapajou noir
FRÉQUENT

Sapajou noir

Sapajus nigritus
Forêt le long des sentiers, en groupe, faisant craquer les branches.

Il se sert de pierres pour ouvrir les fruits durs et apprend en regardant les anciens : chaque groupe a ses astuces. C'est l'un des deux singes natifs de l'île, avec le hurleur.

Scolopendre
AVEC DE LA CHANCE DEPUIS LA POUSADA

Scolopendre

Scolopendra viridicornis
Sous les feuilles, les pots et les pierres. La nuit, elle entre dans les maisons chercher la fraîcheur.
La nuit, et surtout après la pluie.

Orange et noire, très rapide, jusqu'à 25 cm. La piqûre fait très mal mais n'est pas dangereuse pour un adulte en bonne santé. Elle protège ses œufs en les enlaçant jusqu'à l'éclosion, chose rare chez les invertébrés.

◉ Photo prise ici · Hans Bustos
⚠ Secouez vos chaussures avant de les enfiler et ne l'attrapez pas à la main. En cas de piqûre : eau froide, et à l'infirmerie si vous êtes allergique.
Calmar
AVEC DE LA CHANCE TOUT PRÈS

Calmar

Doryteuthis pleii
La nuit, sous les lumières du quai d'Abraão.
Après la tombée de la nuit : la lumière attire d'abord les petits poissons, puis eux.

Il change de couleur en moins d'une seconde. Un rouge soudain veut dire qu'il est agacé.

Méduse
AVEC DE LA CHANCE TOUT PRÈS

Méduse

Chrysaora lactea
À la dérive près du bord, surtout par mer agitée.
L'été, de décembre à mars.

Ni cerveau, ni cœur, ni sang — et elle s'en sort ainsi depuis 500 millions d'années.

⚠ En cas de piqûre, rincez à l'eau de mer. L'eau douce aggrave la brûlure.
Galère portugaise
AVEC DE LA CHANCE TOUT PRÈS

Galère portugaise

Physalia physalis
Échouée sur le sable ou flottante : la violette avec une voile au-dessus.
L'été, surtout après des jours de vent du large.

Ni méduse ni un seul animal : une colonie de quatre types d'individus qui ne peuvent vivre séparés.

⚠ Elle brûle fort et reste active échouée. N'y touchez pas, même du pied.
Manchot de Magellan
AVEC DE LA CHANCE TOUT PRÈS

Manchot de Magellan

Spheniscus magellanicus
Sur le sable, presque toujours seul et épuisé. Il peut arriver sur n'importe quelle plage.
L'hiver : de juin à septembre, pic en juillet-août.

Le courant froid les remonte du sud. L'un d'eux, Dindim, a rendu cette île célèbre — l'histoire est plus bas.

◉ Photo prise ici · Hans Bustos
⚠ Ne le touchez pas et ne le remettez pas à l'eau : il se repose. Prévenez la réception.
Papillon de verre
AVEC DE LA CHANCE TOUT PRÈS

Papillon de verre

Methona themisto
Ombre humide au cœur de la forêt, posée sur une feuille.

Ses ailes sont transparentes : on voit la feuille à travers. Ce n'est pas que les écailles manquent — elles existent, avec une nanostructure qui ne réfléchit presque pas la lumière, et le papillon disparaît en plein vol.

◉ Photo prise ici · Hans Bustos
Crabe d'eau douce
AVEC DE LA CHANCE TOUT PRÈS

Crabe d'eau douce

Trichodactylus fluviatilis
Sous les pierres des ruisseaux et cascades des sentiers.

Il passe toute sa vie en eau douce, loin de la mer, et signale un ruisseau propre : là où l'eau se salit, il disparaît.

◉ Photo prise ici · Hans Bustos
Loutre à longue queue
AVEC DE LA CHANCE TOUT PRÈS

Loutre à longue queue

Lontra longicaudis
Sur le front de mer du village : elle apparaît de temps à autre, sans prévenir. Aussi dans les rivières du côté de Dois Rios.
À l'aube et au crépuscule, quand l'eau est calme.

Elle nage aussi bien en eau douce qu'en eau salée. Comme il est presque impossible de la voir, les biologistes l'étudient par ce qu'elle laisse : elle utilise toujours le même rocher comme latrines, et c'est là qu'on compte combien elles sont et ce qu'elles ont mangé.

Martin-pêcheur à ventre roux
AVEC DE LA CHANCE TOUT PRÈS

Martin-pêcheur à ventre roux

Megaceryle torquata
Posé sur un bateau amarré ou une branche au-dessus de la mangrove.
Tôt le matin, quand l'eau est calme.

Le plus grand martin-pêcheur des Amériques. Quand il plonge, il entre entièrement et ressort le poisson au bec.

Poulpe
AVEC DE LA CHANCE

Poulpe

Octopus vulgaris
Fissures rocheuses en snorkeling. Il faut chercher : il ne se montre presque jamais.

Cherchez le petit tas de coquilles vides à l'entrée d'une fissure : c'est sa poubelle, et il est dedans.

Murène
AVEC DE LA CHANCE

Murène

Gymnothorax funebris
Enfoncée dans un trou de rocher, la tête dehors.

Elle ouvre et ferme la bouche sans arrêt : ce n'est pas une menace, c'est sa façon de respirer.

⚠ Ne mettez jamais la main dans un trou. Elle mord par réflexe, pas par méchanceté.
Raie pastenague
AVEC DE LA CHANCE

Raie pastenague

Hypanus americanus
Enfouie dans le sable des plages et hauts-fonds : seuls les yeux dépassent.
Plus active en eau chaude, de décembre à mars.

Elle n'attaque jamais : son dard est défensif, utilisé seulement si on lui marche dessus.

⚠ Entrez en traînant les pieds au lieu de marcher franchement. Elles s'écartent seules.
Hippocampe
AVEC DE LA CHANCE

Hippocampe

Hippocampus reidi
Eaux calmes à herbiers, du côté d'Araçatiba et Saco do Céu.

C'est le mâle qui tombe enceinte et met bas. Il s'agrippe par la queue pour ne pas dériver.

⚠ Espèce menacée : observez de loin, sans toucher ni flash.
Dauphin tacheté
AVEC DE LA CHANCE

Dauphin tacheté

Stenella frontalis
En eau plus ouverte, sur les longues sorties comme le tour de l'île.

Il naît sans taches et en gagne avec l'âge : sa peau dit son âge.

Agouti
AVEC DE LA CHANCE

Agouti

Dasyprocta leporina
Lisières de forêt sur les sentiers, en journée. Elle détale dès qu'elle vous entend.

Elle enterre des graines pour plus tard et en oublie la moitié. La moitié de cette forêt a été plantée par un agouti distrait.

Couleuvre dormeuse
AVEC DE LA CHANCE

Couleuvre dormeuse

Dipsas neuwiedi
Enroulée sur les branches basses et les buissons, aussi dans les potagers.
La nuit. Le jour, elle dort enroulée — d'où son nom.

La grande incomprise de l'île : on l'appelle jararaca-dormideira car elle porte les mêmes motifs que la jararaca, mais elle <strong>n'a ni venin ni crochets</strong> et mange escargots et limaces. La plupart des serpents tués par peur sont celle-ci.

⚠ Même inoffensive, ne la touchez pas : personne n'identifie un serpent correctement d'un coup d'œil. Laissez-la et continuez.
Couleuvre d'eau
AVEC DE LA CHANCE

Couleuvre d'eau

Helicops carinicaudus
Rivières et vasques des cascades, nageant en surface.

Elle est inoffensive et mange du poisson, mais comme tout le monde crie « jararaca ! », elle a la pire réputation de l'île.

Coati
AVEC DE LA CHANCE

Coati

Nasua nasua
Les longs sentiers, surtout le T-14 vers Dois Rios. Ils circulent en groupe, de jour.

Curieux jusqu'à l'effronterie : ouvrez un sac devant lui et il le fouille. Ils se déplacent en bande, la queue dressée comme une antenne, pour ne pas se perdre de vue dans les fougères.

⚠ Ne le nourrissez pas et ne le laissez pas approcher du sac : il griffe.
Grenouille d'Ilha Grande
AVEC DE LA CHANCE

Grenouille d'Ilha Grande

Hylodes fredi
Rochers mouillés au bord des ruisseaux de montagne, sur les sentiers.

Elle n'existe nulle part ailleurs sur Terre : uniquement sur cette île. Le bruit de l'eau couvrant son chant, elle communique en faisant des signes avec ses pattes.

Tatou à neuf bandes
AVEC DE LA CHANCE

Tatou à neuf bandes

Dasypus novemcinctus
Le sol de la forêt, la nuit. Ce sont souvent les feuilles retournées qui le trahissent, pas l'animal.

Il met toujours au monde des quadruplés identiques du même sexe — le seul mammifère à le faire.

Serpent tigre
AVEC DE LA CHANCE

Serpent tigre

Spilotes pullatus
Dans les arbres et buissons, en journée. Noire et jaune, longue et fine.

L'un des serpents les plus recensés de l'île et l'un des plus théâtraux : acculé, il gonfle le cou, fait vibrer sa queue dans les feuilles et joue au dangereux. <strong>Il n'a pas une goutte de venin.</strong> Il dépasse deux mètres et grimpe comme peu.

◉ Photo prise ici · Hans Bustos
Serpent liane
AVEC DE LA CHANCE

Serpent liane

Chironius bicarinatus
Parmi les branches de la végétation basse des sentiers, en journée.

Vert, mince et très long : on le prend pour une liane jusqu'à ce qu'il bouge. Trois espèces différentes vivent sur l'île, toutes inoffensives et mangeuses de grenouilles.

Mygale
AVEC DE LA CHANCE

Mygale

Theraphosidae
À l'entrée de son terrier, au bord du sentier. Elle sort chasser la nuit.

Énorme et velue, mais son venin ne nous menace pas : sa défense, ce sont des poils urticants qu'elle projette de son abdomen avec ses pattes arrière. Ils irritent peau et yeux — et seulement si on l'embête.

◉ Photo prise ici · Hans Bustos
⚠ Ne la touchez pas et n'approchez pas le visage pour la photo. À distance, elle est inoffensive.
Guêpe chasseuse d'araignées
AVEC DE LA CHANCE

Guêpe chasseuse d'araignées

Pepsis sp.
Au sol du sentier, traînant une araignée plus grosse qu'elle.

Bleu métallique aux antennes orange. Elle trouve une grosse araignée, la paralyse d'une piqûre d'une précision chirurgicale — vivante mais immobile —, la traîne dans un terrier, pond un seul œuf dessus et referme. La larve la dévore de l'intérieur, gardant les organes vitaux pour la fin. Elle ne s'intéresse pas à vous.

◉ Photo prise ici · Hans Bustos
Manakin à queue bleue
AVEC DE LA CHANCE

Manakin à queue bleue

Chiroxiphia caudata
Sous-bois de tout sentier en forêt fermée.
Le matin, plus actif au printemps et en été.

Les mâles exécutent une danse chorégraphiée en groupe, à tour de rôle sur la même branche, pour séduire une seule femelle. Corps bleu, calotte rouge.

Trogon surucua
AVEC DE LA CHANCE

Trogon surucua

Trogon surrucura
Immobile sur une branche à mi-hauteur. Observé sur le sentier du Pico do Papagaio.

Il reste si immobile que la plupart passent dessous sans le voir. Ventre jaune, dos gris, queue bordée de blanc.

Toucanet à bec tacheté
AVEC DE LA CHANCE

Toucanet à bec tacheté

Selenidera maculirostris
À l'intérieur de la forêt, dans les arbres fruitiers.

C'est le vrai toucan d'Ilha Grande : plus petit que celui des cartes postales, au bec tacheté. Le grand toucan n'habite pas ici.

Araponga à gorge nue
AVEC DE LA CHANCE

Araponga à gorge nue

Procnias nudicollis
Haute canopée, dans les zones les mieux conservées du parc.

Ce coup métallique de marteau sur enclume, audible à des centaines de mètres en pleine forêt, vient d'un oiseau blanc de la taille d'un pigeon. C'est la voix de la Mata Atlântica.

◉ Photo prise ici · Hans Bustos
Tinamou solitaire
AVEC DE LA CHANCE

Tinamou solitaire

Tinamus solitarius
Sol de la forêt fermée, sur les longs sentiers. On l'entend, on ne le voit pas.
Aube et crépuscule.

Son sifflement long et mélancolique est l'un des plus beaux sons de la forêt brésilienne, et un signe que cette forêt reste saine.

Requin nourrice
TRÈS RARE

Requin nourrice

Ginglymostoma cirratum
En plongée bouteille, endormi sous un gros rocher.

Le requin le plus placide qui soit : il dort la journée entassé avec d'autres et mange des coquillages.

Otarie à fourrure subantarctique
TRÈS RARE

Otarie à fourrure subantarctique

Arctocephalus tropicalis
Au repos sur des plages isolées. Le dernier est arrivé à Parnaioca.
L'hiver, quand le courant froid arrive : juin à août.

Elle vit à des milliers de kilomètres au sud. Ceux qui arrivent ici sont des jeunes partis trop loin.

⚠ Elle se repose, elle n'est pas échouée. Ne la touchez pas et ne la poussez pas à l'eau : prévenez la réception.
Orque
TRÈS RARE

Orque

Orcinus orca
Traversant la baie au large. Elle passe, elle ne reste pas.

Il existe des vidéos de touristes et de biologistes, mais sans saison : c'est de la chance pure.

Requin-tigre
TRÈS RARE

Requin-tigre

Galeocerdo cuvier
Eaux profondes de la baie, loin du rivage et des plages.

En 2026, des biologistes en ont compté une centaine ici pour la première fois. Ils ont toujours été là — et il n'y a jamais eu d'attaque sur un baigneur sur cette île.

Capybara
TRÈS RARE

Capybara

Hydrochoerus hydrochaeris
Embouchures de rivières et plages isolées.

Le plus grand rongeur du monde, et il nage en mer : l'INEA en a secouru un à Praia dos Meros, ici sur l'île.

Paca
TRÈS RARE

Paca

Cuniculus paca
Forêt dense près de l'eau, la nuit seulement.

Il pèse comme un chien moyen, nage bien et plonge dans la rivière pour fuir. Le voir demande du silence et une lampe.

Boa constricteur
TRÈS RARE

Boa constricteur

Boa constrictor
Au cœur de la forêt, immobile et camouflé. C'est celui que les guides décrivent comme « un serpent de quatre mètres ».

Le plus grand serpent de l'île, et <strong>il n'a pas de venin</strong> : il tue par constriction. Lent, calme et mangeur de rongeurs — le meilleur contrôle des nuisibles de la forêt. En voir un est une chance, pas un problème.

Jararaca
TRÈS RARE

Jararaca

Bothrops jararaca
Litière forestière, sur les sentiers peu fréquentés. Camouflée : on ne la voit presque jamais.

De son venin est né le premier médicament moderne contre l'hypertension, pris aujourd'hui par des millions de gens.

◉ Photo prise ici · Hans Bustos
⚠ Chaussures fermées, jamais la main entre pierres ou troncs. Si vous en voyez un, restez immobile et contournez. En cas de morsure : appelez le 192, sans garrot ni incision.
Serpent corail
TRÈS RARE

Serpent corail

Micrurus corallinus
Sous la litière et la terre. Elle passe presque toute sa vie enfouie.

Son venin est plus puissant que celui de la jararaca, mais sa bouche est minuscule et elle se cache si bien que les morsures sont rarissimes.

◉ Photo prise ici · Hans Bustos
⚠ Tout serpent à anneaux colorés : ne le touchez pas, ne le déplacez pas. Même pas avec un bâton.
Caïman à museau large
TRÈS RARE

Caïman à museau large

Caiman latirostris
La zone inondée du sentier T-12, entre Pouso et le phare. Des panneaux le signalent.

Les guides racontent qu'ils descendent de ceux relâchés à Dois Rios du temps du bagne. Aucun document ne le prouve, mais le panneau officiel existe — et c'est le seul crocodilien de l'île.

⚠ N'entrez pas dans l'eau stagnante de cette zone, surtout au crépuscule.
Puma
TRÈS RARE

Puma

Puma concolor
Au cœur du parc, du côté de Dois Rios. Personne ne le voit : ce sont les pièges photo qui le captent.

Les habitants juraient depuis des décennies qu'il existait, sans preuve. En novembre 2022, une caméra universitaire l'a filmé pour la première fois : c'était vrai, et il n'était jamais parti.

Amazone à joues bleues
TRÈS RARE

Amazone à joues bleues

Amazona rhodocorytha
Canopée de la forêt bien conservée, du côté de Dois Rios.
À l'aube, quand ils passent en couple.

Il est en danger d'extinction et ne vit presque que sur cette bande côtière. À noter : le Pico do Papagaio ne tient pas son nom de lui, mais de la forme du rocher.

Sarcoramphe roi
TRÈS RARE

Sarcoramphe roi

Sarcoramphus papa
Très haut, au-dessus du côté sauvage de l'île : Parnaioca, Praia do Sul.

Sa tête nue est un festival de couleurs, comme peinte à la main. Photographié sur l'île pour la première fois en 2025 : sa venue signifie que la forêt va mieux qu'avant.

Pingüino de Magallanes en la Baía da Ilha Grande
◉ Un vrai manchot, nageant ici même dans la baie. Photo de Hans Bustos.
L'HISTOIRE DE L'ÎLE

Dindim, le manchot qui revenait

En 2011, João Pereira de Souza, pêcheur retraité de Praia de Provetá, ici à Ilha Grande, a trouvé sur le sable un manchot de Magellan mazouté et à bout de forces. Il l'a nettoyé, nourri de poisson et appelé Dindim. Le manchot est resté presque un an avant de repartir en mer — puis il est revenu le chercher, saison après saison, pendant des années. Il reconnaissait sa voix et le suivait dans la cour.

Ce que le monde a exagéré : la presse a dit que Dindim nageait 8 000 km depuis la Patagonie chaque année par fidélité. Le biologiste qui a documenté le cas a précisé qu'ils n'avaient jamais dit cela et que c'est improbable. Le vérifié est plus simple et plus beau : le sauvetage, et un manchot sauvage qui pendant des années a choisi de revenir sur la même plage.
Chaque hiver, des manchots égarés arrivent sur les plages de la région. Si vous en voyez un : ne le touchez pas, ne le remettez pas à l'eau, prévenez la réception.
CE QUI SE PASSE À NOTRE PORTE

Les ouistitis, et les taches qui bougeaient

Il y a quelques années, un couple s'est mis à passer par les lignes électriques d'en face. La femelle avait deux taches sur le dos et nous pensions à la gale, qu'elle était malade. Nous avons failli appeler l'INEA. Les taches restaient là semaine après semaine, et grandissaient. Un jour nous avons regardé au zoom de l'appareil : elles bougeaient. C'étaient les petits, accrochés à son dos. Plus tard, une cliente a photographié le plus beau — comment les petits passent du dos d'un parent à l'autre sans jamais toucher le sol, car le père les porte autant que la mère.

Mais ils ne sont pas d'ici. On raconte sur l'île qu'ils ont été amenés quand la fièvre jaune a tué les hurleurs et qu'on les a crus disparus — et qu'au lieu de ramener des hurleurs, pourtant abondants dans cette région du Brésil, on a amené des ouistitis d'ailleurs. L'épidémie est réelle : entre 2016 et 2018, la fièvre jaune a tué des milliers de singes dans la Mata Atlântica et a atteint Ilha Grande. Les hurleurs ont survécu : les chercheurs ont retrouvé des groupes vivants. Les ouistitis sont restés aussi, et il y a aujourd'hui deux espèces exotiques sur l'île.

Et c'est là le problème, car le hurleur mange des feuilles et le ouistiti mange de tout — œufs et oisillons compris. Là où des caméras ont été posées sur les nids, les ouistitis ont pris jusqu'à 80 ou 90 % des couvées, et là où ils vivent la forêt chante moins. Les nôtres sont doux et magnifiques, et rien de tout cela n'est leur faute. C'est pourquoi il ne faut pas les nourrir : c'est la seule chose que nous puissions faire pour que leur nombre reste supportable pour la forêt.

Sagui
Fregata magnificens
LE MYTHE LE MIEUX DÉFENDU DE L'ÎLE

L'affaire de l'albatros

Demandez au village ce qu'est ce grand oiseau qui plane au-dessus du quai et on vous dira albatroz. Des pensions portent ce nom. Et les guides ont à moitié raison : il y a bien des albatros à Rio de Janeiro — on en a compté quatre cents ensemble à Cabo Frio — mais ce sont des oiseaux du large qui, l'hiver, suivent les bateaux de pêche là où remonte l'eau froide. Notre baie est tiède et fermée : ils n'y entrent pas. Dans les deux recensements d'oiseaux de l'île, 253 espèces répertoriées, pas un seul albatros.

Ce que vous voyez est une frégate, et elle ne vous doit rien : deux mètres cinquante d'envergure, incapable de se poser sur l'eau sans se noyer, et elle vit en volant le poisson des autres oiseaux en plein vol. Le surnom reste ; l'histoire gagne à être bien racontée.

Les seules choses à surveiller

Rien de tout cela ne gâchera votre séjour : en pratique, ce qui blesse le plus ici, ce sont les oursins et le soleil.

🌊 Oursins

L'accident numéro un de l'île. Ils tapissent les rochers. Mettez des chaussures d'eau sur les zones rocheuses et ne prenez pas appui à main nue.

🪼 Méduses et galère

Surtout en été (déc–mars). La galère portugaise est la violette à voile : ne la touchez pas, même échouée, les tentacules restent actifs. En cas de piqûre, rincez à l'eau de mer, jamais douce.

🐍 Serpents sur le sentier

L'île compte 27 espèces de serpents et <strong>deux seulement sont dangereuses</strong> : la jararaca et le corail, toutes deux discrètes et très rarement croisées. Presque tout ce que vous verrez — serpent tigre, serpent liane, dormeuse, boa — n'a aucun venin. Chaussures fermées, regardez où vous marchez, jamais la main entre troncs et pierres. Si vous en croisez un, restez immobile et contournez : aucun n'attaque si on ne le piétine pas.

🐒 Ne pas nourrir

Un singe ou un opossum qui apprend à quémander finit par entrer dans les maisons et, tôt ou tard, mal. Rangez la nourriture et fermez les sacs poubelle : c'est le mieux à faire pour eux.

🦈 Requins : la vérité

En 2026, une centaine de requins-tigres ont été documentés pour la première fois dans la baie. Ils vivent au large, en eaux profondes, et dans toute l'histoire de l'île il n'y a jamais eu une seule attaque sur un baigneur. Une découverte de biologistes, pas une raison de ne pas se baigner.

🐟 Raies dans le sable

Elles s'enfouissent dans le sable et ne piquent que si on marche dessus. L'astuce classique : entrez en traînant les pieds au lieu de marcher franchement, elles s'écartent d'elles-mêmes.

Vous en avez vu un ? Dites-le nous, on l'ajoute à la liste
Crédits photo (84)

15 de ces photos ont été prises ici, à Ilha Grande. Elles sont signées Hans Bustos, guide local — le même Hans que nous recommandons pour les sentiers — et les autres viennent de la maison. Cédées pour ce guide ; chaque auteur conserve ses droits.

Hans Bustos — Trichonephila clavipes · Procnias nudicollis · Methona themisto · Spilotes pullatus · Theraphosidae · Trichodactylus fluviatilis · Micrurus corallinus · Bothrops jararaca · Scolopendra viridicornis · Spheniscus magellanicus · Pepsis sp.
Pousada Costa Verde — Didelphis aurita · Hemidactylus mabouia · Callithrix jacchus / penicillata · Coragyps atratus

Les autres sont des photos de référence de l'espèce, issues de Wikimedia Commons sous licence libre, et n'ont pas été prises à Ilha Grande.

Chrysaora lactea — Rodrigo Canalli, CC BY 4.0
Pygochelidon cyanoleuca — Cláudio Dias Timm from Rio Grande do Sul, CC BY-SA 2.0
Crotophaga ani — Charles J. Sharp, CC BY-SA 4.0
Selenidera maculirostris — Jairmoreirafotografia, CC BY-SA 4.0
Hypanus americanus — Pauline Walsh Jacobson, CC BY 4.0
Sula leucogaster — André Ganzarolli Martins, CC BY 4.0
Sphoeroides spengleri — Andrew David, NOAA/NMFS/SEFSC Panama City; Lance Horn, UNCW/NURC - Phantom II ROV operator., Public domain
Megaptera novaeangliae — Whit Welles Wwelles14, CC BY 3.0
Florisuga fusca — Dario Sanches from São Paulo, Brazil, CC BY-SA 2.0
Eupetomena macroura — Dario Sanches from São Paulo, Brazil, CC BY-SA 2.0
Pitangus sulphuratus — Rhododendrites, CC BY-SA 4.0
Nannopterum brasilianum — Dario Sanches from SÃO PAULO, BRASIL, CC BY-SA 2.0
Morpho helenor — Nosferattus, CC0
Sotalia guianensis — Instituto Boto Cinza, CC BY-SA 2.5
Sparisoma frondosum — Williams, J. T.; Carpenter, K. E.; Van Tassell, J. L.; Hoetjes, P.; Toller, W.; Etnoyer, P.; Smith, M., CC BY 2.5
Alouatta guariba — Peter Schoen, CC BY-SA 2.0
Hydrochoerus hydrochaeris — Wilfredor, CC0
Physalia physalis — Brett Ortler, CC BY 4.0
Hippocampus reidi — Liné1, CC BY-SA 3.0
Chironius bicarinatus — Miguelrangeljr, CC BY-SA 4.0
Helicops carinicaudus — Miranda J, Lopes Costa JC, Duarte da Rocha CF (2012), CC BY 3.0
Dasyprocta leporina — Alastair Rae from London, United Kingdom, CC BY-SA 2.0
Stegastes fuscus — Fernando Herranz Martín, GPL
Dipsas neuwiedi — Mateus S. Figueiredo, CC BY-SA 4.0
Oreaster reticulatus — James St. John, CC BY 2.0
Pomacanthus paru — LASZLO ILYES (laszlo-photo) from Cleveland, Ohio, USA, CC BY 2.0
Fregata magnificens — E. Kirdler, Public domain
Larus dominicanus — Godot13, CC BY-SA 4.0
Ardea alba — Chuck Homler (FocusOnWildlife.Me), CC BY-SA 4.0
Stenella frontalis — NOAA Southeast Fisheries Science Center, Public domain
Hylodes — Raquel Rocha Santos, CC BY-SA 2.5
Caiman latirostris — Miguelrangeljr, CC BY 3.0
Boa constrictor — I would appreciate being notified if you use my work outside Wikimedia. Do not copy this image illegally by ignoring the terms of the license below, as it is not in the public domain. If you would like special permission to use, license, or purchase the image please contact me to negotiate terms. More of my work can be found in my personal gallery., CC BY-SA 4.0
Furnarius rufus — Bernard DUPONT, CC BY-SA 2.0
Arctocephalus tropicalis — Nicolas Servera (otarie_san@yahoo.fr), CC BY-SA 3.0
Lontra longicaudis — © 2006 Carla Antonini, CC BY-SA 2.5 ar
Doryteuthis pleii — Betty Wills, CC BY-SA 4.0
Sapajus nigritus — Diego Persano, CC BY-SA 2.0
Tinamus solitarius — Mauro Regalado Soares, CC BY-SA 4.0
Sardinella brasiliensis — Marcelo Bandeira, CC BY-SA 4.0
Megaceryle torquata — Dario Sanches, CC BY-SA 2.0
Artibeus lituratus — Norman Salazar Arguedas, CC BY-SA 4.0
Gymnothorax funebris — Blueag9, CC BY-SA 3.0
Puma concolor — National Park Service, Public domain
Orcinus orca — Robert Pittman, Public domain
Echinometra lucunter — Hans Hillewaert, CC BY-SA 4.0
Cuniculus paca — Hans Hillewaert, CC BY-SA 3.0
Amazona rhodocorytha — Duncan Rawlinson, CC BY 2.0
Boana faber — Leandro Avelar, CC BY-SA 4.0
Brotogeris tirica — Dario Sanches from SÃO PAULO, BRASIL, CC BY-SA 2.0
Octopus vulgaris — Diego Delso, CC BY-SA 4.0
Patagioenas picazuro — Dariosanches, CC BY-SA 2.0
Nasua nasua — Luna04 at French Wikipedia, CC BY-SA 3.0
Vanellus chilensis — Kingfisher-Sapphire, CC BY-SA 4.0
Columbina talpacoti — dariosanches, CC BY-SA 2.0
Thraupis palmarum — Charles J. Sharp, CC BY-SA 4.0
Aramides cajaneus — Alejandro Bayer Tamayo from Armenia, Colombia, CC BY-SA 2.0
Abudefduf saxatilis — JeffreyGammon, CC BY-SA 4.0
Nycticorax nycticorax — Calibas, CC BY-SA 3.0
Trogon surrucura — Cláudio Dias Timm from Rio Grande do Sul, CC BY-SA 2.0
Chiroxiphia caudata — Dario Sanches from São Paulo, Brazil, CC BY-SA 2.0
Chelonia mydas — Wikimedia Commons, Copyrighted free use
Dasypus novemcinctus — Hans Stieglitz, CC BY-SA 3.0
Salvator merianae — Leonardo Palermo Gentile, CC BY-SA 4.0
Zonotrichia capensis — Charles J. Sharp, CC BY-SA 4.0
Ramphocelus bresilius — Dario Sanches from São Paulo, Brazil, CC BY-SA 2.0
Ginglymostoma cirratum — Wikimedia Commons, Public domain
Galeocerdo cuvier — Albert kok, CC BY-SA 3.0
Sarcoramphus papa — Olaf Oliviero Riemer, CC BY-SA 3.0